Refonte du site d'un centre esthétique : comment nous la menons, du premier audit au référencement
Refaire le site d'un centre esthétique ne veut pas dire tout jeter. Un site existant a une histoire avec Google : des pages déjà connues, des adresses déjà partagées, parfois des années de visites. Une refonte mal menée peut effacer tout cela en une mise en ligne. Bien menée, elle garde ce qui marche et répare le reste.
Dans un premier article, nous avons décrit les corrections rapides que nous faisons dès que nous reprenons un site. Cet article raconte la suite : la refonte et le travail de référencement, étape par étape.
1. Un audit complet, sans rien toucher
Au départ, nous ne modifions rien. Nous passons le site en revue, page par page :
- le contenu : quels soins sont présentés, lesquels manquent, lesquels ne sont plus proposés ;
- les balises : le titre de chaque page dans Google, sa description, son titre principal, les textes alternatifs des images ;
- les promesses : chaque phrase qui annonce un résultat est relue, au regard de ce que le centre a le droit de dire ;
- la technique : extensions inutiles, anciens formulaires encore actifs, outils de mesure, bandeau cookies, renouvellement du nom de domaine.
Il y a presque toujours des surprises. Le formulaire d'un ancien prestataire qui recueille encore des demandes que personne ne lit. Un titre dans Google qui met en avant un soin que le centre ne pousse plus. Des pages entières sans titre principal.
2. Sauvegarder, et tout noter
Avant la première modification, nous faisons une sauvegarde complète du site. Puis nous tenons un journal : pour chaque changement, ce qui a été fait, où, pourquoi, et comment revenir en arrière.
Ce journal est remis au centre. Il sert surtout quand l'équipe modifie aussi son site de son côté : chacun sait ce qui a bougé, et pourquoi. Pour la même raison, nous travaillons avec les blocs de l'éditeur du site (texte, tableau, bouton) plutôt qu'avec du code ajouté : le centre doit pouvoir changer un prix ou une phrase sans nous appeler.
Une refonte réussie se juge aussi à ce que le centre peut modifier seul, le lendemain.
3. Recentrer le site sur ce que le centre vend
Un site vieillit plus vite que l'offre. Nous partons donc de ce que le centre veut vendre aujourd'hui, et nous réorganisons tout autour : l'accueil, son titre dans Google, les grandes rubriques du menu.
Le menu suit une règle simple. Une rubrique classe les soins par besoin, avec les mots de la cliente : « Unifier mon teint », « Raffermir ma peau », « Affiner ma silhouette ». Une autre les classe par technologie, avec le nom des appareils, pour celles qui savent déjà ce qu'elles cherchent. On ne mélange pas les deux : une cliente qui vient pour un problème ne cherche pas encore un nom de machine.
4. Des pages piliers, et une page par soin
Chaque grand univers du centre a sa page pilier : la minceur, les soins du visage, l'épilation. Elle présente le sujet, oriente vers les bons soins et répond aux questions générales. Chaque soin a ensuite sa page, avec le déroulé, le nombre de séances, les tarifs, les questions fréquentes et un bouton qui ouvre directement le bon créneau de réservation.
La page pilier renvoie vers chaque soin, et chaque soin renvoie vers sa page pilier. Google comprend ainsi comment le site est organisé, et la cliente ne se perd pas.
Un piège revient souvent : deux pages qui parlent du même soin, parfois sur deux sites du même établissement. Elles se font concurrence, et Google choisit en général une seule page à montrer, pas forcément celle que l'on voudrait. Soit chaque page répond à une attente différente, soit on n'en garde qu'une.
5. Des titres, des descriptions et des textes écrits pour être lus
Chaque page reçoit :
- un titre unique pour Google, court, avec le soin et la ville : Google recommande un titre descriptif et propre à chaque page ;
- une description qui donne envie de cliquer, sans prix qui aura changé dans trois mois ;
- un seul titre principal, qui dit clairement de quoi parle la page ;
- des textes alternatifs qui décrivent vraiment chaque image : ils aident Google à comprendre les images, et les personnes malvoyantes à savoir ce qu'elles montrent.
Les textes répondent ensuite aux questions que les clientes posent en consultation, avec leurs mots. Google demande des contenus écrits d'abord pour les personnes, pas pour les moteurs. C'est aussi ce qui convainc une cliente de réserver.
6. Des promesses que le centre a le droit de faire
Le site d'un centre esthétique ne s'écrit pas comme celui d'un restaurant. Certaines formulations décrivent un acte que seul un médecin peut pratiquer, d'autres promettent un résultat qu'aucun soin ne peut garantir. Nous les repérons pendant l'audit et proposons une formulation exacte. Pour un médecin, les règles sont plus strictes encore : nous les détaillons dans notre article sur la déontologie.
7. Nos photos, pas celles des banques d'images
Les images du site viennent de nos tournages dans le centre. Sur la page d'un soin, chaque photo montre le soin en train d'être fait : la pièce à main sur la peau, le geste de la praticienne, la zone traitée. Une praticienne qui sourit devant la machine ne suffit pas. Quand la page parle des peaux foncées, la photo montre une peau foncée. Et une image déjà utilisée ailleurs sur le site n'est pas reprise.
Chaque image est ensuite allégée et mise à la bonne taille, comme nous l'expliquons dans notre article sur les premières corrections.
8. Une fiche d'identité pour les moteurs
Nous ajoutons au site des données structurées : un petit bloc invisible qui donne aux moteurs, dans un format qu'ils lisent directement, le nom du centre, son adresse, son téléphone, ses horaires et les liens vers ses fiches et ses réseaux. Google documente ce format pour les établissements locaux. C'est aussi l'une des sources que nous soignons pour les assistants IA, comme nous le racontons dans notre retour d'expérience sur les IA.
9. Ne rien casser à la mise en ligne
Quand une page change d'adresse, l'ancienne renvoie vers la nouvelle par une redirection permanente. Sans elle, les liens partagés et la place gagnée dans Google mènent vers une page d'erreur. Une ancienne page n'est jamais supprimée tant que la nouvelle n'est pas en ligne et vérifiée : elle passe d'abord en brouillon.
Après la mise en ligne, nous revérifions tout ce qui a pu bouger : les boutons de réservation, le téléphone sur mobile, les outils de mesure et le bandeau cookies.
10. Prévenir les moteurs, puis laisser le temps faire
Le site est déclaré dans la Search Console de Google et dans l'outil équivalent de Bing, avec son plan du site. Chaque nouvelle page est aussi signalée aux moteurs qui utilisent IndexNow, comme Bing.
Ensuite, il faut de la patience. Google indique qu'une nouvelle exploration peut prendre de quelques jours à quelques semaines. Nous évitons donc de tout remodifier avant d'avoir plusieurs relevés : changer une page chaque semaine empêche de savoir ce qui a marché. Nous suivons ensuite, dans la Search Console, les recherches qui amènent des visites et les pages qui progressent. C'est sur ces relevés que se décide le chantier suivant.
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